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31.10.2007
RFID : Interview de Mélanie Rieback
« Il faut réfléchir aux implications sociales des nouvelles technologies »
Mélanie Rieback, chercheuse à la faculté libre des sciences d’Amsterdam, s’intéresse aux problèmes de sécurité liés à l’emballement technologique.
par Ewen Chardronnet
L’identification par radiofréquence est une méthode informatique pour stocker et récupérer des données à distance en utilisant des micropuces électroniques appelées marqueurs ou « tags RFID » (pour Radio Frequency Identification Device). Ils sont utilisés dans de nombreuses applications, comme le catalogage de livres en bibliothèque, les passeports biométriques, la traçabilité des palettes dans les entrepôts, ou en implants sous-cutanés dans un contexte médical. Peu coûteux, ils sont pressentis pour remplacer les codes-barres, mais leur petite taille, quasi invisible, rend leur dissémination difficilement contrôlable. Mélanie Rieback, chercheuse en informatique à la faculté libre des sciences d’Amsterdam, est l’une des premières à avoir démontré la diffusion de virus informatiques par ces objets. Elle explique les problèmes de sécurité, notamment de la vie privée, liés à ces systèmes.Comment avez-vous démontré les failles des systèmes RFID actuels ?
J’ai pris des attaques courantes sur l’Internet et je les ai compressées suffisamment pour qu’elles puissent être lancées à partir d’un marqueur RFID. Cela illustre que des marqueurs RFID peuvent porter le même genre de virus qu’une disquette ou qu’une clé USB et servir de vecteurs pour infecter le système informatique d’un supermarché ou d’un aéroport, par exemple. (Lire la suite...)
Article paru dans LIBERATION
13:56 Publié dans RFID | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : RFID, Liberation, rieback, chardonnet, virus, sécurité
25.10.2007
F comme FNAEG ( Fichier National des Empreintes Génétiques)
Fichier national des empreintes génétiques
Chiffres clés
En 2007 le FNAEG recense environ 400 000 empreintes génétiques.
À quoi sert ce fichier ? Le FNAEG sert à faciliter l’identification et la recherche :
-des auteurs d’infractions à l’aide de leur profil génétique
-de personnes disparues à l’aide du profil génétique de leurs descendants ou de leurs ascendants.
Qui est responsable de ce fichier ? La direction centrale de la police judiciaire au ministère de l’Intérieur, sous le contrôle d’un magistrat. Celui-ci dispose d'un accès per manent au fichier, du droit de se déplacer sur le site où seront stockées les informations et du droit d'ordonner l'effacement des empreintes dont la conservation serait illicite.
Que contient ce fichier ? Le FNAEG centralise les empreintes génétiques de :
-personnes non identifiées (empreintes issues de prélèvements sur les lieux d’une infraction)
-personnes identifiées (personnes condamnées ou mises en cause).
Les empreintes sont complétées des informations suivantes : Les nom, prénoms, date et lieu de naissance, filiation et sexe ; le service ayant procédé à la signalisation ; la date et le lieu d'établissement de la fiche signalétique ; la nature de l'affaire et la référence de la procédure.
Critères d’inscription dans ce fichier L'enregistrement des empreintes ou traces est réalisé dans le cadre d'une enquête pour crime ou délit, d'une enquête préliminaire, d'une commission rogatoire ou de l'exécution d'un ordre de recherche délivré par une autorité judiciaire
Combien de temps sont conservées les informations ?40 ans pour les personnes définitivement condamnées
25 ans pour les personnes mises en cause, sauf irresponsabilité pénale
Qui peut consulter ce fichier ?-Les personnels habilités de la sous-direction de la police technique et scientifique de la Direction centrale de la police judiciaire, de la police nationale et ceux de la Gendarmerie nationale.
-Les personnes affectées au service central de préservation des prélèvements biologiques.
Comment obtenir communication et/ou rectification des données ? En s’adressant au directeur central de la police judiciaire au ministère de l'intérieur.En cas de refus d’effacement, il existe une possibilité de recours devant le juge des libertés et de la détention, puis devant le Président de la chambre de l’instruction en cas de nouveau refus.
Textes encadrant ce fichier
Loi du 17 juin 1998 relative à la prévention et à la répression des in fractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs, l oi du 15 novembre 2001sur la sécurité quotidienne, loi n° 2003-239 du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure
Délibération n° 99-052 du 28 octobre 1999
Décret n° 2000-413 du 18 mai 2000
Décret n° 2002-697 du 30 avril 2002
Décret 2004-470 du 25 mai 2004
À noter Le refus de personnes concernées de se soumettre à un prélèvement destiné à obtenir une empreinte génétique constitue une infraction. La CNIL est destinataire d’un rapport annuel d'activité mentionnant notamment les résultats des opérations de mise à jour et d'apurement du fichier.
Source: CNIL
14:05 Publié dans Glossaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CNIL, ADN, FNAEG, Empreintes Génétiques
24.10.2007
Implants RFID: C'est déjà demain
13:35 Publié dans RFID | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RFID, IMPLANTS
12.10.2007
Michèle Alliot-Marie : "Je compte tripler le nombre de caméras de vidéosurveillance d'ici fin 2009"
ous venez de recevoir un rapport sur la vidéosurveillance qui propose le triplement du nombre de caméras installées sur cinq ans. Allez-vous suivre ses conclusions ?
La vidéosurveillance est une nécessité face au terrorisme, et un atout contre l'insécurité. Je veux la développer. Je compte donc tripler le nombre de caméras en moins de trois ans, d'ici à fin 2009, sur la France entière. La RATP, qui est déjà équipée, devra porter leur nombre à 6 500, en améliorant la qualité des images disponibles pour la police. En province, sur 230 villes, seules 53 sont raccordées aux centres de commandement de police. J'ai chargé les préfets d'encourager le transfert des images de vidéosurveillance dont disposent les municipalités, d'ici à la fin de l'année. Le ministère prendra à sa charge les frais estimés à 4 millions d'euros.
Lire la déclaration de Michèle-Alliot-Marie au salon Millipol
20:00 Publié dans Vidéo surveillance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alliot-marie, milipol, vidéo surveillance
11.10.2007
Des dizaines de milliers de caméras de surveillance et encore 80% de crimes non résolus
Voir en ligne : This is London
Les chiffres montrent aujourd’hui que Londres possède 10.000 caméras de surveillance pour combattre le crime, coûtant 200 millions de livres sterling (environ 286 millions d’euros).
Cependant, une analyse du réseau d’espionnage financé par les deniers publics, appartenant et contrôlé par les autorités locales et les transports de Londres, a semé le doute sur sa capacité à aider à résoudre des affaires criminelles.
Une comparaison du nombre de caméras de chaque arrondissement de Londres avec la proportion de crimes résolus dans la région montre que la police n’a pas plus de chance d’attraper les délinquants dans les lieux possédant des milliers de caméras que dans ceux où il n’y en a presque pas. (...Lire la suite de l'article)
15:18 Publié dans Vidéo surveillance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Video surveillance, Londres, caméras
04.10.2007
Des RFID en poudre
"Dans son livre Sous l'oeil des puces (voir notre rubrique "livres en bref"), Michel Alberganti attire l'attention sur les avantages mais aussi les risques pour les libertés publiques, que l'usage immodéré des puces RFID peut faire prévoir. Dans notre court commentaire, nous avions eu tendance à minimiser lesdits risques. Qui peut s'intéresser à mes modestes faits et gestes?

Mais peut-être devrons nous revoir ce jugement, avec l'apparition et l'utilisation probablement très proche de puces RFID d'un diamètre de 0,05 millimètres carré, si l'on en croît la revue Technovelgy.com. Ces puces, fabriquées par Hitachi, seraient le développement de l'actuel Mu-Chip de 0,4 millimètre carré (une géante par comparaison). Elles comprennent une mémoire ROM de 128-bit pouvant mémoriser un mot de 38 digits. Hitachi utilise des canons à électrons nouveaux pour la production de composants miniaturisés. Les puces sont si petites qu'elles peuvent être incorporées de façon invisible dans n'importe quel support, même un papier très fin. Elles peuvent aussi servir à identifier des individus sur lesquels elles seraient projetées sans qu'ils s'en aperçoivent. Il s'agit vraiment de la poussière intelligente ou smart dust décrite dans les articles d'anticipation."
Pour en savoir plus
Voir Technovelgy.com :
http://www.technovelgy.com/ct/Science-Fiction-News.asp?Ne...
Sur le Mu-chip, voir Hitachi :
http://www.hitachi.co.jp/Prod/mu-chip/p0001.html
Source:Automatesintelligents.com
12:55 Publié dans RFID | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RFID, Baquiast, Alberganti, smart dust, hitachi, mu-chip
03.10.2007
R comme...Reconnaissance faciale (2)
Coté détracteurs:
(...)Reconnaissance Faciale :15 % . C’est la technologie qui monte. Elle s’appuie sur les caractéristiques principales du visage - l’éloignement des yeux, la taille de la bouche, etc. - pour construire une carte du faciès. La reconnaissance faciale est capable de déjouer le port d’une barbe ou la tonte des cheveux : seule une opération chirurgicale intervenant sur le cartillage est en mesure de la tromper à coup sûr. On distingue deux technologies : la reconnaissance de visage fixe et mobile. L’identification d’un sujet fixe dans de bonnes conditions de luminosité peut-être considérée comme mûre. Pour ce qui est de la reconnaissance d’un visage sur une vidéo, on doit encore déplorer un taux d’échec assez élevé. Un défaut qui n’empêche pas le succès de cette technologie : c’est pour l’instant la seule solution que l’on peut utiliser sans obtenir le consentement de la personne identifiée.(...)
source:Souriez,vous êtes filmés
17:20 Publié dans Glossaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : reconnaissance faciale, biométrie, souriez vous êtes filmés, nouvelles technologies, sécurité, sécuritaire
R comme...
Reconnaissance faciale
Vue par ses Lobbyistes utilisateurs
Les images faciales sont probablement la
caractéristique biométrique la plus communément employée par l’homme pour effectuer une identification personnelle.
L’utilisation d’une caméra permet de capter la forme du visage d’un individu et d’en dégager certaines particularités. Selon le système utilisé, l’individu doit être positionné devant l’appareil ou peut être en mouvement à une certaine distance. Les données biométriques qui sont obtenues sont par la suite comparées au fichier référence.
Au début des années 1970, la reconnaissance par le visage était principalement basée sur des attributs faciaux mesurables comme l’écartement des yeux, des sourcils, des lèvres, la position du menton, la forme, etc. Depuis les années 1990, les différentes technologies utilisées exploitent toutes les découvertes effectuées dans le domaine du traitement d’image, et plus récemment encore les réseaux de neurones.
Capture de l’image d’un visage
En fonction de l’application, la capture d’un visage est plus ou moins compliquée. En effet la coopération du sujet compte beaucoup sur la qualité des résultats d’identification et justifie l’emplacement des caméras et le scénario à utiliser. Pour le contrôle d’accès logique, l’utilisation de la WebCam permet de s’affranchir de certaines conditions pour la capture du visage puisque l’utilisateur sera forcement coopératif s’il veut accéder à sa session de travail ou ses fichiers. Pour des systèmes de filtrage , le problème vient plus du scénario à utiliser (comment interpeller une personne identifiée dans une foule sans la gêner).

Pour des applications de contrôle d’accès logique, la caméra peut être une webcam avec une résolution de 320 x 240
pixels et une capture de 3 à 5 images par seconde. Ce qui indique que le type de caméra pour ce genre d’applications n’est pas onéreux (moins 50 Euros) ; bien sûr des caméras avec des performances supérieures amèneront de bien meilleurs résultats.![]()
Pour des applications de contrôle d’accès physique, une carte d’acquisition vidéo adéquate et un processeur de vitesse adapté, sont les composants clefs. Pour effectuer une reconnaissance automatique à grande échelle (identification), la vitesse du processeur est le point critique à observer.
Traitement des échantillons
Il existe plusieurs techniques de reconnaissance par analyse du visage. Mais pour la plupart il est d’intérêt que ces techniques se basent sur des éléments du visage qui sont le moins susceptibles aux changements : les grands traits supérieurs des orbites, les secteurs entourant les pommettes, les côtés de la bouche et d’autres caractéristiques similaires de façon à ignorer les changements comme la coupe de cheveux. Toutes ces techniques conduisent à des fonctionnements en identification sur des bases de milliers voir de centaines de milliers de personnes.
Quatre méthodes de base sont utilisées par les fabricants de systèmes biométriques : Eigenface, l’analyse de points particuliers, les réseaux de neurones et le traitement automatique de visage.
- Le traitement automatique de visage est une technologie rudimentaire, elle caractérise les visages par des distances et des proportions entre des points particuliers comme les yeux, le nez les coins de la bouche. Aussi éprouvé que les autres technologies, le traitement automatique de visage est la plus efficace dans des situations de capture d’image avec peu d’éclairage.
- Eigenface : elle utilise une représentation des éléments caractéristiques d’une image de visage à partir d’images modèles en niveau de gris (voir illustration ). Des variantes de Eigenface sont fréquemment utilisées comme base pour d’autres méthodes de reconnaissance.
- L’analyse de points particuliers est la technologie d’identification faciale la plus largement utilisée. Cette technologie se rapproche de Eigenface, mais elle est capable de s’adapter à des changements d’aspect facial (sourire, froncer des sourcils,...).
- Les réseaux de neurones permettent en théorie de mener à une capacité accrue d’identification dans des conditions difficiles de capture. Les réseaux de neurones emploient un algorithme pour déterminer la similitude entre des captures d’images de visage, et des gabarits. Ceci en employant le plus possible de captures et de gabarits.
Les modes de fonctionnement (Surveillance ou Recherche)
Mode Surveillance
- Le système peut détecter automatiquement la forme d'un visage, en extraire l'image, exécuter l'identification en s'appuyant sur une base de données d’individus préenregistrés.
- Il calcule rapidement le degré de recoupement entre l'empreinte du visage réel qui vient d'être capté et ceux associés aux individus connus enregistrés dans une base de données biométrique d'images faciales.
- Il peut retourner une liste d'individus possibles triée par score décroissant (images ressemblantes) ou il peut simplement retourner l'identité du sujet (résultat le plus haut) et un niveau de confiance associé. Ceci paramétrable au choix de l'opérateur.
- En mode Surveillance il fonctionne en temps réel et dans le même temps, capte les images et recherche dans la base de données. L'architecture technique mise en place pour cela est fonction des besoins de l'application (nombre d'individus enregistrés, vitesse de défilement devant la caméra, flux…)
- Une autre fonction du mode Surveillance permet de trouver des visages humains n'importe où dans le champ de vision du système et à toute distance. Il peut les suivre de façon continue et les extraire de l'image, en comparant le visage ainsi isolé avec une liste de visages stockés.
Mode Recherche
Le mode Recherche peut être utilisé en mode IDENTIFICATION (un à plusieurs) ou en mode VERIFICATION (un à un)
Recherche Identification
- Le système travaille à partir d'une image de visage stable. Cette image (photo) peut provenir de différentes sources : Appareil photo numérique, extrait de bande vidéo, photo scannée…
- Il calcule alors rapidement le degré de recoupement entre l'empreinte du visage réel qui est présenté et ceux associés aux individus connus enregistrés dans une base de données biométrique d'images faciales.
- Il peut retourner une liste d'individus possibles triée par score décroissant (images ressemblantes) ou il peut simplement retourner l'identité du sujet (résultat le plus haut) et un niveau de confiance associé.
Recherche Vérification
- En mode vérification, l'empreinte du visage peut être stockée sur une carte à puce ou sur un support informatisé. Le système associe simplement l'empreinte réelle à celle enregistrée sur le support. Si le niveau de confiance dépasse un certain seuil, alors l'association est réussie et l'identité est vérifiée.
- Les systèmes peuvent comprimer une empreinte du visage en moins de 100 octets pour usage dans les cartes à puce, codes barres et autres appareils de stockage à capacité limitée.
Source:Biométrie online.net
16:15 Publié dans Glossaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : biométrie, reconnaissance faciale, nouvelles technologies, Big brother, vidéosurveillance





